Le 8 mars 2019  au Burkina Faso  :  la contribution des femmes à la sécurité, la paix, et la cohésion sociale

     Cette année pour le 8 mars, Journée Internationale du Droit des Femmes, le Burkina Faso célèbre la contribution des femmes à la sécurité, la paix et la cohésion sociale dans le pays. Ce sujet est aujourd’hui d’une actualité brûlante.

    En effet depuis 2015, le Burkina a connu plusieurs attaques terroristes qui ont eu pour conséquence une progression des zones rouges au nord, dans la région du Sahel, mais également dans l’est du pays. Le conflit qui sévit au nord du Mali depuis plusieurs années, ainsi que les tensions sociales liées à l’incertitude économique, aux changements politiques, aux pénuries alimentaires récurrentes dans certaines régions, participent à l’instabilité du pays que l’on observe aujourd’hui. 

Pagne officiel retenue pour la commémoration de la journée internationale de la Femme 2019 au Burkina Faso

La nécessaire implication des femmes en vue d’une plus grande cohésion sociale

       Les autorités ont tout intérêt à trouver des solutions afin de restaurer la cohésion sociale difficilement acquise. Pour cela, il est important d’inclure toutes les voix, notamment celles des minorités, dans les processus de communication et de paix, ainsi que dans les stratégies de prévention. Les femmes ont un rôle majeur à jouer en vue de relever les défis sécuritaires du pays et de la sous-région. Elles incarnent des valeurs indispensables à l’obtention de la paix, telles que le courage, l’abnégation, l’humilité, la détermination et la foi.

    Au Burkina, bien qu’il y ait encore des progrès à faire en terme d’égalité entre les hommes et les femmes, un certain nombre d’avancées ont déjà eu lieu. Thomas Sankara (sur la photo), président burkinabé emblématique de 1983 à 1987, a été le précurseur de ces mesures en plaçant la femme au cœur de sa stratégie politique. Dans son discours du 8 mars 1987  «La libération de la femme : une exigence du futur» Thomas Sankara declarait:

« Camarades, il n’y a de révolution sociale véritable que lorsque la femme est libérée. Que jamais mes yeux ne voient une société, que jamais, mes pas ne me transportent dans une société où la moitié du peuple est maintenue dans le silence. J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte. J’attends et espère l’irruption féconde de la révolution dont elle traduiront la force et la rigoureuse justesse sorties de leurs entrailles d’opprimées.»

Thomas Sankara, président du Burkina Faso (1983-1987)

L’égalité homme-femme, un combat toujours d’actualité

      Aujourd’hui, il existe au Burkina Faso des organisations qui œuvrent à l’amélioration de la situation des femmes. Aussi bien du côté du gouvernement que de la société civile, des initiatives sont mises en place pour permettre aux femmes de suivre des formations ou encore d’obtenir des postes à responsabilités. La délivrance d’un certificat de naissance est notamment une des priorités du gouvernement actuellement, condition indispensable permettant aux femmes l’accès aux procédures administratives.

Tisserandes du Centre Textile Afrika Tiss travaillent sur un grand métier à tisser

Cours d’alphabétisation dans le centre textile      Afrika Tiss

      Restons connectés !

      Nous retiendrons que la journée du 8 mars au Burkina est l’occasion de replacer la situation des femmes au centre des discussions. Pour suivre cette journée en direct telle qu’elle se vit dans le pays, suivez-nous sur les réseaux sociaux.