La calebasse africaine, un fruit aux multiples usages

    A l’occasion de notre collaboration avec la Maison Sarah Lavoine, nous continuons notre série sur les savoirs faire. La calebasse africaine – matériau utilisé pour la fabrication de nos vases décoratifs – présente différentes propriétés qui la rendent pratique pour une multitude d’usages. Nous vous présentons ici les différentes utilisations de la calebasse  au Burkina Faso ainsi que les étapes de fabrication de notre vase Agasho Aman, actuellement disponible en exclusivité dans plusieurs boutiques de la Maison Sarah Lavoine.

La calebasse africaine, une plante répandue dans le monde entier

    La calebasse, de son nom latin Lagenaria siceraria, est une plante rampante de la famille des cucurbitacées, au même titre que les citrouilles ou les courgettes. Cette plante serait originaire d’Afrique. Ses fruits résistants,

capable de flotter, auraient traversés les mers sans endommager les graines et se seraient ainsi répandus sur l’ensemble du globe. Aujourd’hui, on retrouve les calebasses en Afrique, en Asie et en Amérique.

    Aussi, il ne faut pas confondre la calebasse avec le calebassier. C’est un arbre d’Amérique centrale de la famille des bignoniacées qui produit des fruits du même type que la calebasse.

Calebasse Lagenaria Siceraria
Calebassier Crecentia Cujete

Décoration, instrument de musique ou ustensile de cuisine ?

    En Afrique, la calebasse est utilisée de différentes manières. Couramment, elle sert d’ustensile de cuisine. Les différentes variétés de calebasses permettent de fabriquer des louches, des bols ou des saladiers.

     Dans la musique, la calebasse est utilisée pour la fabrication d’instruments à cordes comme la kora ou le gooni. Ou en tant que percussion comme le balafon, les maracas et certains tambours.

     Gravée ou pyrogravée, la calebasse sert aussi d’objet décoratif.

     Au Burkina, le Dolo ou Tiapalo, une bière de mil brassée artisanalement et très populaire, est servi dans une moitié de calebasse. Le Dolo est consommé au « Cabaret », lieu où il est fabriqué par les dolotières.

Koras (droite et gauche) et gooni (centre)
Calebasses gravées et pyrogravées
Boutique d’ustensiles de cuisine en calebasse au marché
Balafons
Dolo servi dans une demie calebasse

Fabrication du vase en calebasse Agasho Aman d’Afrika Tiss :

Découpage et vidage de la calebasse : Le haut de la calebasse est découpé et vidé afin d’en extraire les graines.

Nettoyage et polissage : L’intérieur de la partie étroite du vase est ensuite nettoyée et polie pour effacer les imperfections et enlever les impuretés.

Gainage et pose de la peau : Le cuir est ensuite gainé et posé sur la partie ronde du vase.

Calebasses brutes prêtes à être travaillées
Collage du fil de nylon autour de la calebasse

Pose du fil nylon : Le fil de nylon est enroulé et collé, à la manière d’une technique de vannerie en spirale maitrisée par certaines femmes Touareg. Des bagues en feuille de bronze sont posées à chaque extrémité du fil pour le maintenir en place et éviter qu’il ne se décolle.

Ponçage du support en bois : L’anneau de bois est poli avant d’être recouvert d’une huile végétale pour lui donner un aspect brillant et faire ressortir les veines du bois.

Anneaux de palissandre prêts a supporter leur vase
Ponçage d’un anneau de palissandre
Les vases calebasses sont terminés
Découvrez nos vases chez Maison Sarah Lavoine

    La calebasse africaine, élément étanche et de formes variables, permet de multiples usages dans le quotidien. Légère et résistante, elle est aussi utilisée pour la fabrication de certains instruments de musique. La forme complexe et organique des calebasses utilisées pour la fabrication de nos vases, rend chaque pièce unique. L’habillement de cuir et de nylon épouse parfaitement les formes arrondies et sublime le fruit devenu objet sophistiqué.

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